Mission

Description

L’Association Saint-Camille-de-Lellis est une organisation caritative africaine de services de santé mentale. D’abord implantée en Côte d’Ivoire en 1991, elle s’est ensuite étendue au Bénin en 2004. L’Association est désormais présente également au Burkina Faso et au Togo, où un centre d’accueil ouvrira ses portes à la fin de 2016.

En près de 25 ans, les centres de la Saint-Camille ont remis sur pied 60 000 hommes et femmes, et ce, sans aucune aide financière gouvernementale. Son combat en est un contre toute forme d’exclusion sociale, en ciblant en premier lieu les personnes aux prises avec la maladie mentale. Elle accueille les personnes errant dans les rues, enchaînées ou clouées dans le bois dans les villages ou dans les villes, ainsi que tout malade accompagné par un parent.

En Afrique de l’Ouest, ces gens sont encore souvent considérés comme possédés du démon ou ensorcelés. L’entourage se tient à distance devant des comportements inexpliqués, abandonnant ou marginalisant ceux qui ont en fait besoin de soins.
Pour plus d’informations, visitez les pages sur nos pays d’action. 

L’approche

Les patients sont d’abord accueillis dans des centres d’hébergement, maillon fondamental de la Saint-Camille pour retrouver sa dignité et sa liberté. On y diagnostique leur trouble ou leur maladie, puis on la traite par une médication. Ils y vivent, entourés d’un milieu de vie soignant, composé d’infirmiers, de thérapeutes et d’intervenants qui incluent des ex-malades. Cette approche très innovante du travail par les pairs offre une démonstration des espoirs de rétablissement tout en valorisant les personnes qui vont mieux.

Selon son évolution personnelle, les personnes stabilisées sont ensuite dirigées vers un centre de réhabilitation pour y apprendre un métier ou exercer son travail, et ainsi débuter sa réintégration dans sa communauté d’origine. Ils sont ainsi des centres de formation dans une approche d’ergothérapie où les patients rétablis se remettent progressivement en activité.

Au Bénin et en Côte d’Ivoire, un réseau externe de centres à travers tout le territoire permet de prendre le relais pour les ex-pensionnaires retournés en famille. Des médicaments y sont distribués et un infirmier traitant les visite chaque mois, réduisant ainsi l’obstacle que constitue la distance. Ce sont les centres relais qui tissent un réseau couvrant une partie significative du pays. La volonté des responsables est de couvrir à terme un plus grand nombre de régions.

Pour combattre l’ignorance et la superstition en matière de santé mentale, à la source des mauvais traitements dont les patients sont victimes, des séances de sensibilisation sont tenues dans les quatre pays d’action de l’Association.

Le fondateur

« Tant qu’il y aura un malade enchaîné, c’est toute l’humanité qui est enchaînée. Ce n’est plus possible de l’accepter. » C’est par le travail acharné de son fondateur Grégoire Ahongbonon que l’Association Saint-Camille-de-Lellis a pu devenir une référence internationale en matière de traitement de la maladie mentale en Afrique de l’Ouest.

Le fondateur de la Saint-Camille-de-Lellis, Grégoire Ahongbonon.

Le fondateur de la Saint-Camille-de-Lellis, Grégoire Ahongbonon.

D’origine béninoise, c’est à Bouaké en Côte d’Ivoire qu’il a débuté son oeuvre en 1971. Après avoir lui-même connu un épisode de dépression avec des idées suicidaires, alors que son fructueux commerce de réparateur de pneus venait de péricliter dramatiquement. Renouant avec ses racines religieuses chrétiennes, c’est en distribuant d’abord de la nourriture aux personnes en itinérance, puis en soutenant de plus en plus les malades qu’il a décidé de contribuer à un monde meilleur.

M. Ahongbonon participe activement à des conférences partout à travers le monde aujourd’hui. Il a reçu de nombreuses distinctions, dont le titre «Africain de l’année» en 2015.


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