L’amour du prochain mis à mal

L'amour à la Saint Camille

L’amour du prochain mis à mal

L’amour du prochain et ses corollaires (justice, probité, vérité, loyauté, etc.) se font rares de nos jours. Une rareté qui est lourde de conséquences: guerres civiles, foyers déchirés, humiliations, frustrations, troubles, etc. La charité est rare et incertaine, la plupart des hommes aimeraient en bénéficier, pendant qu’une infime partie voudrait l’offrir. La reconnaissance tant désirée fait défaut. Les égoïsmes sont monstrueux et souvent scandaleux. Face à tout cela, il convient d’espérer peu du prochain, très peu de lui: c’est une bonne manière d’envisager ses lendemains et faire face à ses besoins.

Ce monde est pourtant suffisamment nanti pour satisfaire tous nos besoins avec un minimum de charité, mais pourquoi ces misères? Ces scènes de désolations? Et ces impasses dans lesquelles des régions entières sont plongées! Dommage que ce manque d’amour à l’origine des grands maux de ce monde préoccupe si peu les hommes. Les voies des hommes ont tendances à s’en éloigner. Les bonnes théories de leçons abondent  autant que les films où l’amour se révèle salutaire, mais les hommes restent sourds à tout cela.

Etre sur ses gardes

« Etre sans pitié »  tel est le slogan d’un grand nombre. D’autres diront « Chacun pour soi, Dieu pour tous ».  Cela est grave, mais que dire, aimer c’est prendre de sérieux risques dans ce monde face à l’ingratitude, à l’hypocrisie, au manque de loyauté, à l’intolérance, à la traîtrise, etc. Dommage que l’homme soit un danger pour son prochain. Ceux qui aiment sont dans la plupart des cas finalement déçus et finissent par replier leur amour sur leur cellule familiale qui au demeurant ne cesse de se rétrécir. Les abus de confiance par exemple, sont légions et insurmontables pour la plupart des hommes. Nos meilleurs amis d’aujourd’hui sont nos pires ennemis de demain.
Promouvoir l’amour semble être une utopie. Pourtant, églises et ONG foisonnent particulièrement en Afrique. On peut penser que cela est un remède, mais les motivations des créateurs sont douteuses. Et leur multiplication semble être une réponse à la cupidité de certains ou encore à des motifs obscurs plutôt qu’une volonté pour un monde meilleur.

Tout au nom des intérêts

La vie des intérêts domine et quand l’amour se manifeste, il s’efface facilement face aux épreuves. Pour l’homme de nos jours, « on ne fait rien pour rien » ainsi les intérêts ne sont jamais loin. En toute évidence, les relations se nouent et se dénouent sous la dictée des intérêts. Bref, quand les intérêts n’y sont pas, la volonté n’y est pas également.

Une situation incertaine

Quand quelqu’un décide d’aimer, il est considéré comme un insensé, comme un étranger aux normes de ce monde. Pourtant tout le monde convient que l’amour est une bonne chose, mais peu d’hommes osent le pratiquer. Et l’homme d’aujourd’hui se lasse vite d’aimer car cet amour ne repose pas sur de solides fondements: il est superficiel.
Le monde est si méchant que l’on a l’impression que pour aimer il faut être un bois mort qui ne ressent ni coups ni blessures.
Pourtant refuser d’aimer peut être fermer une issue au pauvre, au malheureux.
Nuire à son prochain est devenu plus courant que l’aider. Le mal a pris le dessus et l’évolution de la situation ne laisse peu d’espoir de voir un jour l’amour restauré dans ce monde à la place qui lui convient. L’homme d’aujourd’hui est exigeant à tel point que l’amour qu’il prétend offrir est bien souvent inaccessible, car remplir  les conditions qu’il impose semble être une gageure. L’égoïsme est une barrière sans cesse renforcée et la méfiance, de plus en plus conseillée.

Cette situation qui semble générale connaît heureusement des exceptions qui feront l’objet d’un prochain article.

 


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