Formation en psychiatrie des intervenants de partout au Bénin

Formation en psychiatrie

Formation en psychiatrie des intervenants de partout au Bénin

Ce lundi 27 mars 2017 s’est tenue une formation en psychiatrie des intervenants au centre catholique CODIAM à Cotonou. La formation visait à outiller plus d’une cinquantaine d’intervenants des centres relais de l’Association Saint Camille pour des soins plus efficaces. Les centres relais sont des points repartis sur l’étendue du pays pour une meilleure accessibilité des soins afin de briser l’obstacle de la distance. La formation a été donnée par le Docteur en psychiatrie William Allarcon comme c’est le cas chaque année, grâce à une collaboration avec la SMAO (Santé Mentale en Afrique de l’Ouest).

Le Docteur a parcouru toutes les pathologies générales de la psychiatrie, avec un document auquel les intervenants pouvaient se référer. A partir d’une fiche de renseignements, le personnel soignant peut déterminer la pathologie qui affecte la personne. Il s’agit d’une liste de questions et de réponses qui permettent de bien cerner la maladie : « Parle t-il seul ? », « est-il agressif ? », « dort-il ? », « se prend t-il pour une personne importante ? », etc. Le Dr Allarcon a insisté qu’il faut toujours s’assurer s’il s’agit d’un premier épisode ou non, pour écarter certaines hypothèses. Pour lui, « il ne faut tomber d’interpréter à la place du malade mais plutôt se demander quel est le signe que j’observe ». Il a, par des exemples pratiques, appuyé la formation.

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Après chaque diagnostic suivait le traitement adapté qu’il faut ajuster selon l’évolution de la maladie et les effets sur le patient. Il a mis en garde contre certains traitements dans certaines situations notamment celle des femmes enceintes. Un problème se pose au niveau des centres relais : le suivi des trois premiers jours de soins intensifs est plus difficile car le malade n’est pas sur place. Dans tous les cas, le même protocole est nécessaire a-t-il insisté.

Le psychiatre français a tenu à lever quelques équivoques tout au long de la journée. Il ne faudrait pas systématiquement confondre la violence à la maladie mentale. Quant à la démence, elle est une maladie de la vieillesse dont on ne guérit pas.

Au sortir de cette formation, les intervenants étaient satisfaits de toutes les nouvelles connaissances acquises, ce qui remodèlera leurs approches de soins. Une tournée de l’équipe du Dr dans les centres relais suivra pour mieux confronter les réalités du terrain notamment les cas les plus délicats.