Le gouvernement togolais apporte son soutien à l’Association Saint-Camille

Ce lundi 14 Octobre 2019, un accord siège a été signé entre l’ONG « Communauté Saint-Camille-de-Lellis » et le Ministère des Affaires Etrangères du Togo en présence du Ministre des Affaires Etrangères  et du Président de ladite ONG accompagnée d’une délégation de responsables. La signature a eu lieu au sein de ledit ministère.

Un geste que l’ONG a beaucoup apprécié. Par cet accord le gouvernement togolais appui ainsi une œuvre qui a déjà commencée dans ce pays depuis 2015, avec à ce jour plus de 5 000   malades traités dans le pays.

Dans son intervention, le Ministre a insisté sur le bien-fondé de l’œuvre de l’ONG, faisant en même temps l’éloge du Président de l’ONG qu’il n’a pas hésité de qualifier un « Saint-Homme ». À le suivre, on comprendra que ladite ONG a gagné la confiance du gouvernement togolais surtout qu’il a laissé entendre que l’ONG pouvait compter sur le gouvernement togolais.

Prenant la parole, Monsieur Grégoire avec l’humilité qu’on lui sait, a retracé l’historique de l’ONG : ces difficultés, son pèlerinage à Jérusalem, question religieuse obligeant il a décidé d’aider les malades avec les maigres moyens, progressant dans cette voie, il a un jour arrêté son regard sur un malade mental, ce regard éclairé par l’évangile est le point de départ de l’ONG. Ce déclic est resté gravé dans son esprit et aujourd’hui encore il continue à le guider dans les rues et dans les villages à la recherche des malades mentaux, avec des conférences à l’allure de sensibilisation.

Notons que les soins aux malades mentaux est l’activité principale de l’ONG, c’est un combat de tous les jours, il englouti toute la vie du Président qui demeure le moteur de toute ces efforts déployés par son équipe. C’est une initiative que ne cesse de séduire les uns et les autres avec de nombreuses sollicitations. Mais jusqu’à ce jour l’achat des médicaments tant au niveau financier que sur le plan de la disponibilité et des procédures d’accès est un souci pour les responsables sans oublier l’alimentation des malades. L’ONG est soutenue par des dons de particuliers, qui par ailleurs ne sont pas garantis. Ces aides sont pourtant indispensables, vous pouvez ainsi emboiter le pas aux bienheureux bienfaiteurs.

PS : nous avons un module de don sur ce site OU vous pouvez aussi le faire sans crainte avec nos partenaires canadiens sur leur site : http://www.amis-st-camille.org/

 

 


Echos du centre de Tokan

Bref résumé du vécu du mois de juillet 2019

Vu le quotidien de notre centre, où l’affluence se fait remarquable, nombreux sont les évènements que nous vivons au quotidien.
Parmi tant d’autres, nous pouvons retracer brièvement celui du mois de juillet.
Nous soulignons ici, la croissance du nombre de nouveaux cas. Vu le nombre de rechutes, nombreux sont les patients ayant répondu présent à leur rendez-vous.
La population de Cotonou, Calavi et alentours, surtout ceux qui sont informés de l’existence du centre et amis envoient tous ceux qu’ils trouvent errant dans les rues. Sans compter nos diverses sorties et appels pour aller prendre par-ci et par-là partout où nous sentons la présence de nos frères et sœurs qui se trouvent dans des situations difficiles abandonnés par les leurs et par la société malgré tout effort.
Notons aussi les forces de l’ordre qui ont été plus fréquentes nuits et jours ce mois-ci.
Nous avons toujours fait la réinsertion familiale et professionnelle de ceux qui se sont stabilisés ou rétablis.

Il y a trois évènements qui nous ont plus marqués ce mois ci

Une réconciliation rendue possible grâce aux soins et au dialogue

Monsieur Gustave Médecin-Chirurgien retraité avait été pris dans une maison où il n’y avait aucun membre de sa famille et dans une situation critique par le personnel du centre. Il a demandé à plusieurs fois à retourner à son domicile  après d’être stabilisé mais il ne connaissait plus où se trouvait ses parents ; grande fut notre joie de retrouver sa famille qui après diverses sensibilisations a pu l’accepter à nouveau en famille pour observer ses traitements mensuels.

Des retrouvailles sous un jour nouveau

Madame Jacqueline retrouvée dans la rue depuis plusieurs années au service de ses frères et sœurs dans le centre. Ce mois-ci, ce fut une grande joie pour tous de retrouver son mari et ses filles. Elle a été institutrice pendant plusieurs années avant la maladie. Traitée à plusieurs endroits et à l’indigénat d’où elle s’est retrouvée dans la rue.

Perdue hier et retrouvée aujourd’hui

Madame Edwige retrouvée dans la rue, stabilisée après traitement a vu une voisine de son quartier qui avait été aussi malade et hospitalisée et qui s’est rétablie. Le jour de la sortie de cette dernière, Edwige l’a chargée d’informer ses parents qu’elle est sous traitement au centre Saint Camille de Tokan. Ceux-ci qui la croyait déjà décédée furent émues de la revoir au centre. Notons qu’il y a plus de Sept ans qu’elle a été malade et qu’elle a été traitée à Jacquot et chez un professeur, des soins émaillée de plusieurs rechutes. Un jour elle a donc disparue de la maison alors qu’elle était une enseignante avant la maladie.

 


Témoignage de Chancelline à l’Association Saint Camille

De gauche à droite : Chancelline, Grégoire et Alice (Malade rétablie)

Chancelline, la joie de renaître

Originaire du Bénin, Chancelline a été recueilli dans les rues de Calavi pendant la semaine sainte de l’année 2018. Un jour, alors que nous parcourions les rues à la recherche des « Oubliés des oubliés », une dame vint nous annoncer qu’un malade mental dore tous les jours dans la rue derrière sa maison. Nous nous somme rendu sur les lieux et avons vu Chancelline dans des conditions pitoyables et la ramena au Centre. Une fois, au centre, elle a reçu les meilleurs soins possibles et a été traité comme un être humain.

Deux mois plus tard, elle était en mesure de nous raconter sa mésaventure. Traitée pendant plusieurs mois chez les guérisseurs traditionnels et dans les camps de prières, elle a été rejetée et abandonnée par les siens à Cotonou. Le seul numéro qu’elle avait gardé en tête est celui de son mari. M. Grégoire a alors appelé ce dernier ; qui à notre grande surprise à dit qu’il ne la connaissait pas et qu’il lui avait interdit de donner son numéro à quelqu’un, encore moins de l’appeler. Face à cette situation, elle a travaillé aux archives dans le Centre de Tokan pendant quelques mois avant d’être transféré dans le Centre de Djougou ; car elle nous a dit qu’elle est originaire de Djougou. Une fois à Djougou, elle s’est engagée résolument et avec joie à cuisiner pour les malades du Centre. Pendant que Chancelline s’occupait des autres malades, nous avons continué les recherches jusqu’à ce qu’au mois de septembre 2018, nous avons retrouvé sa famille. La joie des retrouvailles était si immense que les uns et les autres ont pleurés de joie pendant des heures. Après s’être indigné devant leur fille et lui avoir présenté leurs excuses pour l’avoir abandonné, les parents ont accueilli comme une grâce, le désir de leur fille de se dédier entièrement au service des personnes souffrant de la maladie mentale. Aujourd’hui, Chancelline est la responsable des cuisinières du Centre de Sokodé. Avec Alice, les deux étaient prises dans la rue, actuellement elles accomplissent un travail remarquable pour le bien-être des malades ; car personne n’est perdue pour Dieu.

Encore une fois que le nom du Seigneur soit glorifié. Car, Chancelline était perdu et elle est retrouvée ; elle avait perdu sa dignité humaine, et elle l’a recouvré.


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